mercredi 20 septembre 2017

VENDEE GLOBE CHALLENGE 2016-2017: YACHT DESIGN... Banque Populaire VIII & Hugo Boss !

The 2016-2017 Vendée Globe’s First and Second: 

Banque Populaire VIII Hugo Boss



The one who wins is the best, no one will doubt it. However, in a solo round the world, there may be so many unforeseen parameters or parameters independent of the qualities of the sailboat, that one will attribute the victory to one who has made the most of all the circumstances, including those totally independent of his will.



So, Bravo to Armel Le Cléac’h on Banque Populaire VIII!
Yet, the second, Alex Thomson on Hugo Boss, was not unworthy, and his performance remains remarkable.



During the Vendée Globe, architects’ communications on the IMOCA foils suggested that the loners used them only parsimoniously, while the first four were equipped and pranced at the head of the fleet. Knowing that the sailboat is lightening on its foil, it seems obvious that it uses it as soon as it can. But this is not particularly true for foils, which do not have the same shape on the first two podiums, but the striking difference between the two hulls.

One might have thought that the two sailboats, ordered by the architects VPLP and Guillaume Verdier would be close to the point of leaving the same mold. However, it is not. Satisfied, Alex Thomson wanted an extreme hull, but Armel Le Cléac’h certainly did not ask to design anything but a hull to win.



A first observation of the two sailboats at the time of their reversal test can reveal a number of remarks. Banque Populaire VIII is wider, obviously, about twenty centimeters. This may seem light as a difference, compared to Hugo Boss’s 5.60 meters, but it remains noticeable, and one reaches peaks.

The sight of the back of the hull of Armel’s sailboat in the basin on the edge shows a small redan, reminiscent of a certain Pen Duick V and the good finds of Eric Tabarly, followed by a curve tense to finish gently in the center of the transom. Given the speeds attained, the inspiration of the high speeds of the speedboats cannot be a bad idea. If one turns a little along the axis of the sailboat, one finds that the bottom of the hull is practically horizontal on a first part, forming a curved line before descending in a practically rectilinear way to the axis of the keel. We are very far from the generous back shapes of our cruising sailboats! But this characteristic, coming from the catamaran hull of sport, is not new, and since the Cheminée Poujoulat of Bernard Stam, designed by Juan Kouyoumdjian, the 60-foot IMOCA benefits.

While we are on the stern, admiring the softness of these curves, the hull above the chine is slightly inclined downwards, offering a more efficient carrying plane to the heel. This part, which runs along the length of the hull, a little domed, becomes vertical in its central part, and reverses up to the front to rejoin the inverted part of the stem. On the front half, the sheer line is widely rounded over twenty-five centimeters thick. Everything helps to reduce the shocks of the waves despite an enormous reserve of buoyancy at the level of the chine.

This also reduces the development of the surface of the hull and deck, to decrease the weight of the whole. The keel, properly so called, under the chine, is fairly regular over its whole length, with a broad flotation and curved bottoms, favoring a diminution of the surface wetted at the heel, and planing forms at bearing paces. Nothing to say about the round bow, limited and imposed by the new IMOCA rule. The water lines, seen above the deck plane, all converge from two fifths of the length rectilinearly on the stem in order to present the minimum resistance to forward travel. A hull that resembles her skipper, crafty and agile.



Alex Thomson's racer, Hugo Boss, is a bit like the image that the navigator presents us willingly, determined and tenacious. The complexity of the shapes of its mount proves that it is also reflected! What a hull. Cut with a knife, cut in the quick! A vertical plane running from front to rear, truncated at the front by a recessed sheer line, which dips towards the stem, a rear hanging flat at the heel, and flat bottoms on the front to initiate this planning as quickly as possible, a small cant under the chine in the front to repel the spray, and create an ejection rail.

A shell narrower than that of Armel, but where efficiency and speed research are gross foundry. Alex testified as soon as his first outings, it seemed to him that the sailboat slipped under his feet!
Tell me what shape your boat has and I’ll tell you who you are…


YACHTS DATA


Banque Populaire VIII

IMOCA 60’
Sloop FRA 18
Designer: VPLP — Guillaume Verdier
Builder: CDK Technologies
Launched: 9 June 2015
Length: 18.28 m
Load Waterline Length: 18.28 m

Beam: 5.80 m

Draft: 4.50 m

Mast: 29 m

Displacement: 7.6 metric tonnes
Up wind sail area: 300sqm 

Maximum downwind sail area: 600sqm

Hugo Boss

IMOCA 60’
Sloop GBR 99
Designer: VPLP — Guillaume Verdier
Builder: Green Marine (GB)

Launched: 5 September 2015
Length: 18.28 m
Load Waterline Length: 18.28 m

Beam: 5.60 m

Draft: 4.50 m

Mast: 29 m

Displacement: 7.5 metric tonnes
Up wind sail area: 340sqm
Maximum downwind sail area: 570sqm

dimanche 10 septembre 2017

YACHT DESIGN - ARCHITECTURE NAVALE

IMOCA - Vendée Globe 2016-17

Les vingt-neuf concurrents du Vendée Globe 2016-17

Banque Populaire VIII contre Hugo Boss

Par François Chevalier - - Septembre 2017 

Celui qui gagne est le meilleur, personne n’en doutera. Pourtant, dans un tour du monde en solitaire, il peut se présenter tant de paramètres imprévus ou indépendants des qualités du voilier, que l’on attribuera la victoire à celui qui a su tirer le meilleur parti de toutes les circonstances, y compris celles totalement indépendantes de sa volonté.




Donc, bravo à Armel Le Cléac’h sur Banque Populaire VIII!
Pourtant, le second, Alex Thomson sur Hugo Boss, n’a pas démérité, et sa performance reste remarquable.




Pendant le Vendée Globe, les communications des architectes sur les foils des IMOCA laissaient supposer que les solitaires ne les utilisaient que parcimonieusement, alors que les quatre premiers en étaient équipés. Sachant que le voilier s’allège sur son foil, il semble bien évident qu’il s’en sert dès qu’il le peut. Mais notre propos ne concerne pas particulièrement les foils, qui n’ont pas du tout les mêmes formes sur les deux premiers du podium, mais la différence frappante entre les deux coques.

On aurait pu croire que les deux voiliers, commandés aux architectes VPLP et Guillaume Verdier, seraient proches au point de sortir du même moule. Or il n’en est rien. D’accord, Alex Thomson désirait une carène extrême, mais Armel Le Cléac’h n’a certainement pas demandé de concevoir autre chose qu’un coque pour gagner.




Banque Populaire VIII

Une première observation des deux voiliers au moment de leur test de retournement peut mettre en évidence un certain nombre de remarques. Banque Populaire VIII est plus large, de toute évidence, une vingtaine de centimètres. Cela peut sembler léger comme différence, par rapport aux 5,60 mètres d’Hugo Boss, mais cela reste sensible, et l’on atteint des sommets.

La vue de l’arrière de la coque du voilier d’Armel posé dans le bassin sur la tranche montre un petit redan, qui rappelle un certain Pen Duick V et les bonnes trouvailles d’Éric Tabarly, suivi d’une courbe tendue pour finir en douceur au centre du tableau arrière. Vu les vitesses atteintes, l’inspiration des redans des vedettes rapides ne peut pas être une mauvaise idée. Si l’on se tourne un peu dans l’axe du voilier, on constate que le fond de la coque est pratiquement horizontal sur une première partie, formant une ligne incurvée avant de descendre de façon pratiquement rectiligne jusqu’à la quille. On est très loin des formes arrières généreuses de nos voiliers de croisière! Mais cette caractéristique, issue des carènes de catamaran de sport, n’est pas nouvelle, et depuis le Cheminée Poujoulat de Bernard Stamm, conçu par Juan Kouyoumdjian, les 60 pieds IMOCA en bénéficient.




Pendant que nous sommes sur l’arrière, en admirant la douceur de ces rondeurs, la coque au-dessus du bouchain est légèrement inclinée vers le bas, offrant un plan porteur plus efficace à la gîte. Cette partie, qui court tout le long de la coque, un peu bombée, devient verticale dans sa partie centrale, et s’inverse jusqu’à l’avant pour rejoindre la partie inversée de l’étrave. Sur la moitié avant, le livet est largement arrondi sur vingt-cinq centimètres d’épaisseur. Tout participe à diminuer les chocs des vagues malgré une énorme réserve de flottabilité au niveau du bouchain. Cela réduit également le développé de la surface de la coque et du pont, pour diminuer le poids de l’ensemble. La carène proprement dite, sous le bouchain, est assez régulière sur toute sa longueur, avec une flottaison large et des fonds en courbes tendues favorisant une diminution de la surface mouillée à la gîte, et des formes planantes aux allures portantes. Rien à dire sur l’étrave ronde, limitée et imposée par la nouvelle jauge des IMOCA. Les lignes d’eau, vue au-dessus du plan de pont, convergent toutes à partir des deux cinquièmes de la longueur de façon rectiligne sur l’étrave afin de présenter le minimum de résistance à l’avancement. Une coque qui ressemble à son skipper, rusée et agile.


Hugo Boss

Le voilier d’Alex Thomson, Hugo Boss, est un peu à l’image que le navigateur nous présente volontiers de lui-même, déterminé et fonceur. La complexité des formes de sa monture prouve qu’il est également réfléchi! Quelle coque! Coupée au couteau, taillée dans le vif! Un plan vertical qui court de l’avant à l’arrière, tronqué à l’avant par un livet en retrait qui plonge vers l’étrave, un arrière carrément planant à la gîte, et des fonds plats sur l’avant pour amorcer ce planning le plus rapidement possible, un petit dévers sous le bouchain à l’avant pour repousser les embruns, et créer un rail d’éjection.



La différence avec la coque de Banque Populaire VIII est frappante lorsqu’on regarde les sections arrière, avant le bouchain, elles se confondent. Il y a de la ligne droite dans cette carène que l’on ne trouve pas sur son concurrent.

Une coque plus étroite que celle d’Armel, mais où l’efficacité et la recherche de vitesse sont brutes de fonderie. Alex en a témoigné dès ses premières sorties, il lui semblait que le voilier lui glissait sous les pieds!

Dis-moi quelles formes ont ton bateau et je te dirais qui tu es…



Banque Populaire VIII

Architecte : VPLP et Guillaume Verdier
Chantier : CDK Technologie
Lancement : 09-06-2015
Longueur : 18,28 m
Bau : 5,80 m
Tirant d’eau : 4,5 m
Dérive : 2 foils
Déplacement lège : 7600 kg
Quille basculante
Safrans relevables
Hauteur du mât : 29 m
Surface de voiles au près : 300 m²
Surface de voiles au portant : 600 m²



HUGO BOSS

Architecte : VPLP et Guillaume Verdier
Chantier : Green Marine
Lancement : 01-09-2015
Longueur : 18,28 m
Bau : 5,60 m
Tirant d’eau : 4,5 m
Dérive : 2 foils
Déplacement lège : 7500 kg
Quille basculante
Safrans relevables
Hauteur du mât : 29 m
Surface de voiles au près : 340 m²
Surface de voiles au portant : 570 m²


Les 29 concurrents du Vendée Globe 2016-17


dimanche 6 août 2017

YACHT CLUB DE FRANCE JUBILEE

YACHT CLUB DE FRANCE: 

150 ans - 150th ANNIVERSARY



THE BOOK, LE LIVRE !





The Yacht Club de France marks its 150th anniversary in 2017.

At the request of its chairman, Admiral Yves Lagane, Jacques Taglang has quietly built a team around him more than one year to write the saga of this Club and the French yachting. 

This team consists of a mix of French yachting historians: Frédéric Delaive, Louis Pillon, François Chevalier, Dominique Gabirault, Antoine Sézérat, Eric Vibart and himself.

The book is now available. 

This lavishly illustrated work is entitled:

Le Yacht Club de France, 150 ans, Une Histoire du Yachting Français – Yacht Club de France Jubilee, 150th anniversary,” 

bilingual edition (French-English), 312 pp., square format (30cmx30 cm), only 1000 copies printed. Price: €49 + Postage.




Le Yacht Club de France fête en 2017 son 150e anniversaire ! 

Il y a un peu plus d'un an, à la demande de son président, l'Amiral Yves Lagane, Jacques Taglang a réuni une équipe autour de lui une équipe de spécialistes pour écrire la saga de ce Club et du yachting français.

Cette équipe a été composée d'historiens de la plaisance française, ainsi : Frédéric Delaive, Louis Pillon, François Chevalier, Dominique Gabirault, Antoine Sézérat, Eric Vibart et Jacques Taglang.

Le livre est désormais publié.

Cet ouvrage, somptueusement illustré, s'intitule : 

Le Yacht Club de France, 150 ans, Une Histoire du Yachting Français – Yacht Club de France Jubilee, 150th anniversary,” 

Edition bilingue (Français-Anglais), 312 pages, format carré (30x30 cm). Il a été tiré à 1000 exemplaires.

Son prix est de 49 Euros + frais d'envoi.

Les commandes sont à adresser à : jacques.taglang@free.fr


lundi 17 juillet 2017

35th AMERICA'S CUP: AC 50 drawings

AMERICA'S CUP 2017... or VUITTON's CUP?  Anyway: here are the AC 50 Drawings of the 35th edition...


AMERICA's CUP 2017... ou VUITTON's CUP ?Quoiqu'il en soit, voici les profils des AC 50 de la 35e édition...

©François Chevalier 2017


La 35e édition de l'America's Cup nous a réservé bien des surprises au premier rang desquelles, la présence à bord d'Emirate TNZ de surprenants cyclistes, ô combien efficaces ! 

Au-delà, la marque Vuitton a dominé l'événement : le sigle de la CUP a disparu des voiles et ailes au profit de celui de LV et le nom même de l'America's Cup a été noyé dans une communication dominatrice de la marque de luxe... 

La victoire néo-zélandaise sera - il faut l'espérer - l'occasion de remettre un peu d'ordre dans l'épreuve qui doit retrouver ses marques..., les siennes ! Où il serait heureux que chacun retrouve sa place, à commencer par le defender.


À propos des concurrents 2017 en lice aux Bermudes, en voici les profils.


AC Class

Catamaran à aile rigide et dérives foils pour l’America’s Cup 2017

Architectes : Design Team du Defender et des Challengers
Constructeurs : Dans le pays du Defender et des Challengers

Lancement : Décembre 2016

Caractéristiques :

Longueur hors-tout : 15 m
Bau : 8,48 m
Longueur des dérives foils, max. : 4,20 m
Tirant d’eau des safrans, max. : 2,10 m
Tirant d’air de la plateforme : 1,55 m
Hauteur de l’aile : 23,85 m
Surface de l’aile : 97 m2
Surface des focs : 18, 24 et 32 m2
Poids de l’aile, minimum : 445 kg

Déplacement : 2,332 à 2,432 tonnes
Équipage : 6 (maximum 525 kg)


AC 50 ©François Chevalier 2017


Defender et Challengers de l’America’s Cup 2017 :


Challengers :

- Royal New Zealand Yacht Squadron, Emirates Team New Zealand, skipper, Peter Burling

Vainqueur de la LV Cup et de l'America's Cup 2017 !

Emirates Team New Zealand 2017 ©F. Chevalier


- Royal Yacht Squadron, Land Rover Ben Ainslie Racing, skipper, Ben Ainslie

Land Rover BAR 2017 ©F. Chevalier

- Kungliga Svenska Segelsällskapet, Artemis Racing, skipper, Nathan Outteridge

Artemis Racing 2017 ©F. Chevalier

- Yacht Club de France, Groupama Team France, skipper, Franck Cammas

Groupama Team France 2017 ©F. Chevalier

- Kansai Yacht Club, SoftBank Team Japan, skipper, Dean Barker

SoftBank Team Japan 2017 ©F. Chevalier

Defender :
- Golden Gate Yacht Club, Oracle Team USA, skipper, James Spithill

Détenteur de l'America's Cup depuis 2010... dépossédé du trophée en 2017 !
Oracle Team USA 2017 ©F. Chevalier